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Instrument : Härjedalspipa

Cet article est tiré des bulletins CMTN numéro 74 et  76.

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Dernière nouvelle: il y aura un atelier de flute de Härjedalen au stage d’hiver 2023 du CMTN avec Dag Srömberg! Il reste de la place .

La flûte de Härjedalen :La renaissance d’un instrument populaire…

Par : Ville Roempke
Traduction : Jean-Pierre YVERT

Une simple flûte, tournée en bois, qui sent bon le feu. Légère, ne pesant presque rien dans la main, toute petite aux yeux du monde. Pourtant il en sort une jolie musique. Des notes enrouées, aériennes dans une gamme âpre qui vient de la tradition… Nous sommes en route vers l’atelier d’un facteur de flûtes à Ås, un peu au nord d’Östersund.

Mais d’abord rafraîchissons nous la mémoire et plongeons nous dans la littérature. Qu’est-ce qu’une “spelpipa” au fait ? Voici ce qu’on trouve dans la Nationalencyklopedin (1996):
Låtpipa, träpipa, spelpipa, spilåpipa, instrument à vent populaire de type flûte à bec, plus spécialement utilisé dans le nord et le centre de la Suède comme instrument de divertissement, plutôt lié à la culture qui s’est développée dans les alpages. La longueur de ces flûtes varie de 24 à 40 cm et le nombre de trous pour les doigts de 6 à 8 (plus un éventuel trou pour le pouce).

Dans un texte vieux de 150 ans l’instrument se retrouve en bonne compagnie quand Richard Dybeck, chercheur et folkloriste, décrit le temps passé aux alpages :
Et pendant cette période, on pouvait entendre de montagne à montagne, aussi bien des chants joyeux que le son enjoué de la spälapipa1 et l’incroyable “fingerhorn”.

La citation est tirée de “Svenska vallvisor och hornlåtar” (1846), et nous y avons trouvé 2 mélodies simples donnée comme ayant été jouées dans le Hälsingland à la “fingerpipa”. L’un des correspondants proche de Dybeck était Oscar Meijerberg de Dvärsätt à Rödön. De son Jämtland natal il envoie, dans une lettre à Dybeck, ces précisions :

Par fingerhorn (nom que je n’ai jamais entendu) on entend certainement cette spälapipa faites en écorce de roseau ou, bien plus impressionnant, tournée en bois, avec 6 trous, comme la flûte, mais dans laquelle on souffle par un bout, comme la clarinette. Les bergers en tirent des mélodies et des polskas, quand ils vont aux pâturages. L’ours aime beaucoup le “fela” (violon) et la spälapipa …

Richard Dybeck revient sur le sujet dix ans plus tard dans le cinquième tome de la collection « Svenska folkmelodier », mélodies traditionnelles suédoises, où il dit :

La spälapipa ou låtpipa fait le plaisir des bergers pendant les moments de repos. La douceur de ces notes semble être fait exprès pour les mélodies jouées. Et toutes s’expriment dans un antique et simple langage.
Laissons le dernier mot au berger lui-même, avec sa propre expérience de la flûte et des alpages. Vraisemblablement, le jeune garçon de 11 ans ne part pas bien loin quand il emmène les chèvres de son père aux pâturages. Ainsi écrit Pier Isar Berg, né en 1807 à Ouf, Marial, dans ses Levnadsbilder (Images de vie) 1928 :

Les beaux matins de juin, je me mettais en tête de mes chèvres, bien équipé de ma besace, mon manteau et ma flûte. Cette dernière, qu’on appelait aussi spälapipa1, était un instrument à vent, quelque chose entre la clarinette et la flûte piccolo et dont je n’étais pas pour le moins virtuose, mais dont j’en tirais, pour mon plus grand plaisir et celui de mes chèvres, quelques airs simples mais néanmoins mélodieux.

Des textes semblables, il y en a plein les collections de musique et les almanachs de tous types. La terminologie est maladroite, mais l’image récurrente reste vraie : pour le berger, la flûte est une compagne fidèle.

Aujourd’hui, au début du 21ème siècle, on discute de nouvelles méthodes de fabrication et de développement ultérieur de cette compagne. Elle aurait pu rester en sommeil au fond d’un musée ou dans les tiroirs d’une association. Au lieu de quoi, on donne des cours instrumentaux, même dans la “Capitale Royale” et jusqu’au moindre alpage lointain. Au Musikmuseet qui possède une collection d’une quarantaine de flûtes populaires, on fête la sortie d’un nouveau livre sur le sujet. A Stallet non loin de là, non loin aussi des salons où Richard Dybeck faisait entendre à la bourgeoisie ses “hornlåtar”, les nouveaux souffleurs de tuyaux peuvent entendre de vieux airs des forêts de Härjedalens. Remarquable musique traditionnelle!

Qu’est-ce qui a fait le lit de cette renaissance instrumentale ? c’est ce que nous allons voir ici. Tout commence à Ås, où habite Gunnar Stenmark qui fabrique des flûtes depuis des années, aujourd’hui sous la marque astucieusement trouvée de « BlåsÅs Musik ».

Du bois brut à l’instrument

On peut dire que la maisonnée baigne dedans, il y a des flûtes partout, dans une maison qui déjà en était bien pourvue. C’est souvent comme ça dans les familles de musiciens.

Dans la pièce informatique, différents modèles sont exposés sur tout un mur, sur un long présentoir. Les mauvaises flûtes attendent dans un pot pour alimenter sans tergiverser le feu du barbecue. Dans le garage, il y a le bois pour les flûtes à venir, recouvert de peinture à l’huile aux deux bouts pour éviter qu’il se fende. Il y a du genévrier sain de Uppland, du sorbier qui donne de jolies flûtes mais pas toujours agréables à l’oreille, du “sapin à violon”, qui pousse très serré, de Överhogdal, du bois odorant de Kolåsen …

Ici on fend et dégrossit à la hache pour ensuite stocker les morceaux dans les étagères de l’atelier parmi d’autres bois et flûtes en cours. Là, il se passe du temps avant d’obtenir une flûte finie, dans un incessant aller-retour entre les machines et l’établi. Nous éviterons le vocabulaire spécialisé pour que tout le monde suive.

D’abord on dégrossit au tour, on perce, puis on brûle au fer rouge et on rend lisse l’intérieur avant de tourner la forme finale. Les flûtes de Gunnar ont une perce cylindrique, contrairement à la flûte du Dalarna à huit trous, de perce conique. Puis vient le tournage de l’extérieur, avec ses renflements décoratifs aux extrémités et au milieu. Puis on taille la “fenêtre” et le biseau acéré où l’air vient se fendre. C’est de précision dont il s’agit là. Le bouchon à l’embouchure de la flûte, qui dirige l’air vers le biseau, doit être tourné, ajusté, puis on taille le canal, là où l’air passe pour donner du son, et on fixe le bouchon: La flûte et son bouchon sont ensuite taillés au couteau pour former le bec, là où se posent les lèvres.

Enfin la flûte sonne. Il faut sortir l’accordeur et vérifier la note fondamentale. Les 6 trous pour les doigts sont tracés grâce à un gabarit, puis percés et brûlés. Et l’on ajuste l’accordage. Pour finir, la flûte baigne 24 heures dans l’huile de lin, sèche, est contrôlée de nouveau avant de recevoir sa marque au fer rouge. Voici enfin une flûte terminée. En un an, il en sort environ 400, mais comme Gunnar le dit si bien : ” J’ai l’impression de faire toujours la même chose, mais aucune flûte ne sonne comme une autre”.

Écrit comme ça, ça ne semble pas très compliqué. Mais il faut savoir que chaque étape peut changer le son, en mieux ou en pire, et, vers la fin peut même changer l’accordage. Il faut connaître les échelles et les mesures, ainsi que les trucs et astuces, mais aussi fignoler les détails et faire attention à où les améliorations peuvent se faire. Maintenant Gunnar a élargi son assortiment et peut fabriquer des flûtes de Härjedalen, des flûtes de Offerdal, des flûtes du Moyen-Age, des flûtes de bouleau, des doubles flûtes, et des flûtes à 7 trous. Pas étonnant donc que les murs de l’atelier soient remplis de chiffres et de lettres.

L’histoire de la flûte de Härjedalen

Il nous faut maintenant nous souvenir de quelques morceaux d’histoire moderne. Nous en connaissons pas mal, il est vrai, mais pas au singulier et avec un grand “h”.
Il y avait une flûte dans les vitrines de la salle “folkmusik” du Gamla museet, tournée par Jonas Jönsson d’Överberg, à l’ouest de Sveg. On essaya d’en faire des copies jouables pour la salle de jeu et de chant, et aussi pour la “boîte à musique” qui tournait dans les écoles (c’était dans les années 80 où le mot « folkmusik » signifiait encore que tout le monde pouvait jouer. Mais ce n’était qu’une flûte parmi d’autres dans la région, comme un inventaire le montra. Aujourd’hui, elle trône fièrement dans l’exposition « Lust & Fägring ». De forme élégante, de couleur brune et patinée, elle se tient aux cotés d’une flûte plus grossière faite par Jöns et Erik Byman, pétrisseur de pain et faiseur de rouet de Tosåsen, Myssjö.

Et nous connaissions les enregistrements de Olof Jönsson, frère cadet de Jonas Jönsson. Quatre morceaux sur le 33t « Locklåtar och musik på horn och pipa (SR 1966)6 », une polska d’après son oncle et trois mélodies de chant (il chante et déclame avant de porter la flûte à la bouche….”Écoute, jeune fille, un seul mot…”).

Nous les écoutions à nous en faire saigner les oreilles (c’était à la fin des années 60 où il n’y avait pas tant de disques). Mais nous ne parlions pas encore des morceaux de “Ol’Jansa” et nous ne les jouions pas.

Puis vint l’année 1990, l’année de la musique traditionnelle. On peut dire qu’elle marqua le paysage musical et qu’il y eut un avant et un après 1990 (aujourd’hui, une nouvelle époque voit le jour, avec des “ensembles” de folkmusik, et des mots comme “musiques du monde”). Autour d’un projet ” Musique d’hier et d’aujourd’hui dans les forêts de Härjedalen” se retrouvent plusieurs personnes d’importance : un musicien régional de Sveg quoi déjà avait collecté et noté de la musique du Härjedalen dans sa commune : Greger Brändström, un musicien engagé avec une expérience des archives et des projets musicaux : Mats Berglund, et enfin un musicien qui soufflait dans les flûtes des quatre coins du monde : Ale Möller.

Et comme souvent, le hasard fit bien les choses. Mats et Greger trouvèrent d’autres musiques de Olof Jönsson, en tout 35 morceaux, un fantastique matériel ! Pendant le projet, il fallait bien habiter quelque part, et Mats pu habiter chez Oskar Olofsson à Lillhärdal, peut-être la personne la plus importante de la bande. Comme musicien, facteur de violon et connaissant sa région, il était bien au courant de la tradition de flûte chez lui et dans la région voisine, Älvdalen, séparé de Härjedalen par une simple forêt. Trois flûtes originales de Jonas Jönsson avaient été empruntées, une en majeur, correspondant au nouvel idéal musical, les deux autres dans la gamme caractéristique d’autrefois. Ale soufflait et donnait son avis, Oskar prenait les mesures, faisait quelques croquis, et s’installa au tour… Des flûtes, il en sortait. Il y en eût bientôt 200. Il ne fit pas seulement des copies conformes, mais, suivant les conseils des musiciens, élabora un nouveau modèle, plus long, accordé en La majeur pour pouvoir jouer avec d’autres instruments. Un autre musicien se joignit au groupe, Lasse Sörlin, et avant avoir pu dire ouf, ils enregistrèrent un disque tous ensemble. La séance eut lieu chez Ale. Est-il besoin de dire que ce fut un succès ?

Ce disque n’amenait pas seulement un nouveau “sound” mais aussi un instrument autochtone, populaire qui pouvait jouer avec d’autres. Ce que n’avait pas réussi la flûte du Dalarna, toujours soliste ou éventuellement avec du chant, deux flûtes de Evertsberg, accordées ensemble y étaient parvenues un peu par hasard… Le son enroué et le souffle plus régulier de la flûte de Härjedalen convenaient mieux à un monde sonore qui quelques années auparavant avait entendu la renaissance de l’ancienne cornemuse suédoise, grâce d’ailleurs à une collaboration identique entre un musicien et un facteur d’instruments. Chapeau bas donc, pour le disque « Härjedalspipan (33T en 1990, CD en 1996) ». Aux nouveaux morceaux de “Ol’Jansa”, et autres musiques de Härjedalen aux flûtes et violons s’ajoutent quatre enregistrements de Olof Jönsson lui-même et un très beau livret. De leurs places au Paradis, les deux frères applaudissent certainement !

Les deux frères ont certainement applaudi à la fois le disque et le projet. Sans eux, rien de cela ne se serait fait. Ils avaient déjà pratiqué le jeu à plusieurs, et de plus, Jonas avait commencé à moderniser l’instrument. Ils s’inscrivirent par conséquent au concours de musiciens de Sveg en 1909 et gagneront le troisième prix : dix couronnes pour le jeu en duo à la träpipor, la flûte en bois. A cette époque, ils avaient dans les 45 ans et étaient des personnages haut en couleur – sinon, comment expliquer leur réputation ?… Chez eux, à Duvberg où ils avaient grandi, ils avaient joué du violon pour faire danser et de la flûte pour leur simple plaisir. Avant eux, il y eut deux frères eux aussi haut en couleur, l’un bon violoneux, Sven Larsson, et l’autre, Mickel Larsson, jouant de la flûte faîte maison (renseignements tirés du livre très documenté de Erik J. Bergström : Härjedalens spelmän och låtar, Musiciens et mélodies de Härjedalen). Quand Sven jouait, il utilisait une plaque de fer sous les pieds, choses courante à Härjedalen. Quand Mickel en compagnie de son valet de ferme éméché assista à une rencontre baptiste, il en parla ensuite en ces termes : c’était de la musique et du chant comme lorsque la truie s’assoie sur la grille ! Leur propre musique, et chant pour cette fois-là ont dû être des plus savoureux… Mais c’était avant qu’ils ne disparaissent vers l’Amérique…

Les gars Jönsson firent de même, et Olof, plus tard dira de ses morceaux à danser qu’ils étaient des morceaux “à taper du pied”. Ils quittèrent Duvberg pour le village voisin, Överberg, Olof comme fermier à la ferme de Sven, Jonas comme petit paysan , mais aussi menuisier, fabricant de rouets et de violons, un homme habile de ses mains, touchant même la guitare et la clarinette. Pendant le tournage du film “Folk mellan fjällen”, “Les gens d’entre les montagnes” (1938), il servit du café au prince Wilhelm près de son établi et fut lui-même filmé en train de tourner une flûte (ses flûtes étaient si convoitées qu’on les volaient, disait-on). Même Olof put approcher la couronne : sous un parapluie, il joua pour le roi Gustaf VI quand il vint à Sveg en 1952.

Auparavant il fut enregistré à trois reprises : d’abord par Landsmålsarkivet, les archives des dialectes, à Uppsala, en 1935 où, dans le patois de Sveg il joue et parle des morceaux des tourbières sous la rubrique bêtement appelée “Paysan jouant d’une flûte fabriquée par lui-même”. La deuxième fois, dans une émission de radio intitulée “Conversation autour du violon et de la flûte” où il raconte au présentateur Lars Madsén qu’il joue de la flûte depuis tout petit mais qu’ensuite, il dut attendre que Jonas Uti Basa veuille bien lui en tourner une. En quoi était-elle ? demande Madsén ?

Y s’peut ben qu’ce soit un bout d’sapin, répondit Olof.

Le dernier enregistrement eut lieu en 1951, quand le maître de chœur et instituteur Bertil Risberg lui soutira, pour la radio, 55 minutes de musique et conversations qui traversèrent le pays via la ligne téléphonique Sveg–Östersund–Stockholm.

Ici-bas, il était un personnage bien connu, jouant volontiers un morceau. Si un incendie ne l’avait pas pris, lui et sa maison au printemps 1953, il aurait pu devenir aussi vieux que son frère, pas loin de 100 ans.
– Par les routes sinueuses de Norvège, le paquet est arrivé jusqu’à l’école où j’ètais dans le Télémark, la Folkmusikakademien à Rauland, raconte Emma Grut dans le Ol’ Jansas låtbok, le livre de répertoire de Olof Jönsson (Svenskt visarkiv 2005) et, avec cela, elle écrit un nouveau chapitre de l’histoire de la flûte de Härjedalen. Dans le paquet, il y a une flûte envoyée et faîte par Oskar Olofsson de Lillhärdal. De son travail, on peut comprendre que ce fut le coup de foudre immédiat. Comme personne, elle a plongé dans la musique de Olof Jönsson et du coup est devenue elle même une flûtiste confirmée.

Et ça demande des efforts…. rien que de saisir une mélodie, avec tous les quarts de ton et ornements, le phrasé, les pauses pour reprendre son souffle, et, malgré l’ambitus limité, les différentes tonalités jouées par Olof. Puis, ensuite, la poser sur le papier. Pouvoir présenter 20 morceaux dans une écriture simple est un exploit. Elle utilise un truc astucieux et pédagogique qui associe doigté et notes. Avec une flûte accordée comme l’original, il n’y a qu’à étudier le tableau des doigtés et suivre le schéma des notes pour que la musique sonne comme sur les vieux enregistrements …. Enfin presque ! Avec des partitions, des dessins, le texte et les photos le Ol’ Jansas låtbok est un trésor pour les amis de la musique traditionnelle. Éditer ce qui reste, persuader Visarkivet, les archives de chant, et la Radio à publier les matériaux d’archives avec musiques et conversations, et pourquoi pas le film. Alors on obtient un paquet sur les frères Jönsson qui semble convenir.

Retour à Ås, dans l’atelier de flûtes…

A Ås, Gunnar Stenmark tourne toujours ses flûtes, depuis que Oskar Olofsson avec le droit de l’âge s’est retiré. Gunnar a maintenant ses propres élèves, entre autre Karin, sa fille, très intéressée. Il a laissé les conseils et schémas de Oskar et fait ses flûtes comme il l’entend. Il faut faire ses propres erreurs, dit-il. C’est comme cela qu’on apprend. Aujourd’hui, il n’y a plus seulement que les flûtes en « La dièse et La ». Selon les souhaits de la clientèle, on peut faire des flûtes plus ou moins longues, avec pratiquement n’importe quel tempérament, n’importe quelle tonalité. Mais vers le « Do grave » se situe la limite, les doigts ne pouvant plus alors couvrir les trous.

La flûte de Offerdal, Offerdalspipan, est le prochain projet de Gunnar, une flûte du village de Fiskviken que possède l’association locale et qui avait fait l’objet d’un essai de renaissance dans les années 80. Elle est là, maintenant, accordée en majeur, brune et aplatie pour les doigts, comme l’original, un “tin whistle” populaire que Gunnar a élaboré en collaboration avec Emma Grut. Maintenant une flûte de Laxviken attend une nouvelle vie. Plusieurs exemplaires sont faits mais aucun n’est vraiment jouable. Il prend des conseils auprès d’autres joueurs de flûtes à travers le pays. Allez voir sa page web, www.harjedalspipan.se. Dans les nouveaux modèles qu’il a élaborés, il a développé l’idéal d’un son plein qui peut concurrencer les autres instruments. Parmi les musiciens dont il s’est inspiré, outre Ale Möller och Emma, on peut citer Göran Månsson et Dan Lundberg.

Quand nous l’avons rencontré, il venait juste de rentrer de Stockholm pour la sortie du livre au Musikmuseet, au musée de la Musique, suivi d’un cours à Stallet, oú il avait enseigné la flûte. Puis en compagnie de sa femme Elisabeth Grönlund, elle aussi musicienne, il est allé à “Skeppis” le haut lieu du folk à Stockholm. Les danseurs et les musiciens apprécient les musiques du Jämtland, ainsi que les airs de Härjedalen de Ol’ Jansa. Ils savent quelques airs, raconte Gunnar qui, au milieu des violons, avec sa flûte, se fait entendre…

Ville Roempke

@lastfm

Ville Roempke joue et écrit. Dans les deux cas, il est question la plupart du temps de musique traditionnelle. Mais ces derniers temps il a fait revivre de vieux recueils de poésie ce qui a donné les livres “Från Yttersta Thule” (2002) et “Turer i Thule” (2005).

Une vidéo interessante
le site de Gunnar

Auteur

cmtnscandinavie@gmail.com

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